Nespresso et son "what else" ne font pas peur au torréfacteur marseillais.
Japanese forms sur flick'R.comL'histoire ne dit pas si à Vevey, au siège suisse de la très rentable multinationale Nestlé, on rit de ce nouveau défi d'un petit marseillais contre le Goliath de l'agroalimentaire. En tout cas lui, le David-Torréfacteur à deux pas de l'opéra municipal, a retrouvé le sourire après des années sans joie du fait du géant helvète.
Le propriètaire des cafés Debout, Christophe Baille, a enfin la formule pour faire revenir ses clients, partis goûter de l'autre côté de la rue au petit noir version Georges Clooney. "J'ai perdu 30% de ma clientèle avec l'ouverture de la première boutique Nespresso", rappelle Christophe sans amertume.

Aujourd'hui les clients sont revenus, grâce à un concept trouvé sur internet. Sur le web espagnol, le torréfacteur provençal a découvert un concept de capsule à remplir soi même et comptatibles avec les machines vendues en exclusivité par Nestlé. Bingo, Christophe a acheté tout le stock disponible. Il obtient même l'exclusivité du système pour Marseille avant sa commercialisation partout en France pour la fin juin.

Principal argument auprès de amoureux du 100% grand cru arabica: le prix. Le lot de 100 capsules accompagné de 500 g de café fraichement torréfié est vendu 16€. Soit un coup par dosette de 16 centimes contre 32 en moyenne pour Nespresso.

De l'autre côté des Alpes, Nestlé a été informé de la démarche de Christophe Baille. Pas de procès en vue, pour concurrence déloyale ou pillage industrielle . L'artisan marseillais ne représente pas une vraie menace pour le géant suisse, et il n'a pas l'intention de détourner brevet ou publicité de la marque. Dommage pour nous, je l'avoue, j'aurais bien aimé une publicité avec Eric Cantona nous vantant un autre "what else... Peuchère".

Les nouveaux concurents de la dosette miracle
L'iniative du concurrent direct de Nestlé sur le marché du café, le groupe américain Sara Lee, de commercialiser une dosette en plastique de sa marque "l'Or de maison du Café", s'adaptant parfaitement aux machines Nespresso doit forcément faire tousser du côté suisse.
Surtout en voyant les rayons vides des supermarchés, vendant ce nouveau produit en moyenne un tiers moins cher que le très select Nespresso.
On ignore les suites judiciaires que le numéro un mondial de l'agroalimentaire pourrait engager. Entre géants, et avec le nom même de la marque concurrente cité sur les paquets et dans les spots de publicité du "sans doute le meilleur café du Monde", difficile d'imaginer qu'un accord commercial n'ait pas été conclu.



